Téléphone au volant ces départements où votre permis peut disparaître rapidement

  La sanction peut aller bien au-delà de l’amende et du retrait de points pour les automobilistes contrôlés avec leur portable en main.

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Le téléphone portable reste l’une des principales sources de distraction au volant. Un simple coup d’œil à un écran peut détourner l’attention de la route pendant plusieurs secondes. Face à ce comportement, certains préfets ont choisi de renforcer fortement les sanctions en 2026.

La règle générale reste connue. Utiliser un téléphone tenu en main pendant la conduite entraîne une amende forfaitaire de 135 euros et un retrait de trois points. Mais.

Dans plusieurs départements, les autorités vont désormais plus loin. Elles utilisent une possibilité prévue par le Code de la route afin de permettre une suspension administrative du permis.


Cette mesure ne constitue donc pas une nouvelle interdiction nationale. Elle repose sur une décision préfectorale appliquée localement. Le dispositif s’étend progressivement depuis la fin de l’année 2025 et concerne désormais davantage de territoires.

L’objectif affiché reste simple. Les préfets veulent réduire l’usage du téléphone au volant et rappeler aux automobilistes que quelques secondes d’inattention peuvent avoir de lourdes conséquences sur la route.

Une sanction qui peut priver un conducteur de permis

Le dispositif repose notamment sur l’article L.224-7 du Code de la route. Depuis 2020, la réglementation permet déjà aux autorités de retenir le permis dans certaines situations.

Et d’engager une procédure de suspension administrative. Le décret n° 2020-605 du 18 mai 2020 a également prévu une possibilité de suspension liée à l’usage du téléphone tenu en main.

Dans les territoires qui appliquent cette politique de manière renforcée, un conducteur contrôlé avec son téléphone à la main peut donc perdre temporairement son droit de conduire. La durée dépend de la décision préfectorale et des circonstances.

Dans certains départements, la suspension peut atteindre plusieurs mois. La durée annoncée varie généralement de 15 jours à six mois. Le conducteur doit aussi s’acquitter de l’amende prévue et subir le retrait de trois points.

Cette sanction peut donc avoir des conséquences très concrètes. Une personne qui utilise son véhicule pour aller travailler peut rencontrer des difficultés importantes. Les professionnels de la route sont aussi particulièrement exposés aux conséquences d’une suspension.

Les premiers résultats ont attiré l’attention des autorités. Plus de 500 suspensions avaient déjà été prononcées dans les départements ayant adopté le dispositif au mois de juin. Les Landes concentraient une grande partie de ces mesures.

Le dispositif continue donc de s’étendre. Les préfets peuvent annoncer de nouvelles mesures au fil des mois, ce qui rend la situation particulièrement évolutive pour les automobilistes.

Il faut aussi rappeler que certaines utilisations restent autorisées. Un GPS intégré au véhicule peut être utilisé normalement. Un téléphone placé sur un support peut également servir.

À la navigation lorsqu’il ne nécessite pas de manipulation pendant la conduite. Les systèmes intégrés au véhicule et certains dispositifs Bluetooth permettent aussi de communiquer sans tenir le téléphone.

Une mesure locale qui gagne progressivement du terrain

Le renforcement des contrôles s’explique par la dangerosité du téléphone au volant. Les données de la Sécurité routière montrent que le téléphone contribue à une part significative des accidents corporels. Le problème concerne aussi bien les appels que les messages, les notifications ou les manipulations d’applications.

Les autorités cherchent donc à modifier les habitudes. Les contrôles ciblent notamment les conducteurs qui gardent leur smartphone dans la main ou le manipulent pendant qu’ils conduisent.

La mesure ne fonctionne pas de la même manière partout. Un automobiliste doit donc connaître les règles appliquées dans son département. Les décisions préfectorales peuvent également évoluer rapidement.

Le dispositif avait commencé dans les Landes avant de s’étendre au Lot-et-Garonne et au Pas-de-Calais. La Charente-Maritime a ensuite rejoint le mouvement au 1er mai 2026. L’Ardèche, le Vaucluse, l’Oise et les Deux-Sèvres ont suivi.

Depuis l’été, d’autres départements ont également renforcé la mesure. L’Eure-et-Loir l’a notamment appliquée à partir du 3 juillet. L’Indre-et-Loire a ensuite adopté une suspension d’un mois à compter du 24 juillet selon les informations locales disponibles.

Cette progression montre que la liste donnée dans certains articles plus anciens ne correspond plus forcément à la situation actuelle. Les automobilistes doivent donc vérifier les annonces de leur préfecture avant de prendre la route.

Les neuf départements cités dans le texte de départ sont les Landes, le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais, la Charente-Maritime, le Vaucluse, l’Ardèche, l’Oise, l’Aisne et les Deux-Sèvres. Mais la mesure s’est depuis étendue : l’Eure-et-Loir et l’Indre-et-Loire l’ont également adoptée.

En juillet 2026. Le dispositif ne concerne donc plus seulement neuf départements. Dans les territoires concernés, utiliser un téléphone tenu en main au volant peut entraîner.

En plus des 135 euros d’amende et des trois points retirés, une suspension administrative du permis pouvant aller jusqu’à six mois selon la décision préfectorale.


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