Greenpeace tire la sonnette d’alarme. L’organisation a publié une liste d’aliments contenant de l’hexane, un solvant chimique utilisé dans plusieurs procédés industriels. Cette substance toxique, issue du pétrole, se retrouve dans certaines huiles végétales, produits transformés et même dans des alternatives végétariennes très populaires.
Le problème ? L’hexane peut affecter le système nerveux, en particulier le cerveau. Des études ont lié une exposition prolongée à des troubles de la mémoire, des maux de tête chroniques, voire des troubles moteurs. Ce danger concerne autant les consommateurs que les ouvriers de l’industrie agroalimentaire.
Ce solvant sert surtout à extraire l’huile de manière rapide et bon marché. Résultat : il se cache dans des produits consommés chaque jour. Huiles raffinées, plats préparés, barres de céréales, substituts de viande… même des aliments présentés comme “sains” ou “naturels” peuvent en contenir.
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Greenpeace appelle à plus de transparence. Les étiquettes n’indiquent pas toujours l’utilisation de l’hexane, ce qui rend le consommateur aveugle face au risque. Le manque de réglementation claire sur cette substance empêche une prise de décision éclairée.
Quels sont les produits concernés et comment limiter l’exposition
Parmi les produits ciblés, les huiles végétales raffinées arrivent en tête. Huile de tournesol, de colza ou de soja produites à l’échelle industrielle utilisent souvent ce solvant lors de l’extraction. Ces huiles sont ensuite présentes dans une multitude de plats industriels : sauces, conserves, soupes, biscuits…
Les substituts de viande à base de protéines de soja texturées posent également question. Pour les fabriquer, les industriels utilisent fréquemment l’hexane pour isoler les protéines. Résultat : un produit végétal transformé, parfois perçu comme sain, contient en réalité des traces de solvants issus de l’industrie pétrochimique.
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Alors, comment réduire l’exposition ? En choisissant des produits certifiés bio. Les normes biologiques interdisent l’utilisation de solvants chimiques comme l’hexane. Préférer une huile végétale vierge ou extra-vierge garantit une extraction mécanique, sans intervention chimique.
Lire les étiquettes ne suffit pas toujours. Certaines pratiques restent floues ou non signalées. Greenpeace recommande d’éviter les produits ultra-transformés et de cuisiner soi-même le plus souvent possible. Une alimentation plus simple, plus brute, permet d’éviter ces substances cachées.
Les géants de l’agroalimentaire, eux, continuent d’utiliser ce solvant pour réduire leurs coûts. Le débat prend donc une tournure éthique. Produire à bas prix, au détriment de la santé publique, ne devrait plus être toléré.
Greenpeace pousse pour une interdiction claire ou, au minimum, une obligation d’affichage. Cela permettrait à chacun de faire ses choix en connaissance de cause. Car derrière chaque plat tout prêt peut se cacher un composant toxique ignoré de tous.
