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Lorsque nous communiquons à l’oral, le choix des mots apporte une information. Mais le ton est également important. Il peut changer l’intention des phrases que nous prononçons. C’est un élément essentiel de la communication humaine. La psychologie s’y intéresse évidemment depuis des années.
La perception que les autres ont de nous dépend notamment du volume de notre voix. Nous connaissons des personnes qui ont l’habitude de parler fort. Mais qu’est-ce que cela signifie réellement ? Quels impacts peut avoir une voix plus forte sur une discussion ?
Des différences culturelles à prendre en compte
Avant de nous plonger dans les données de la psychologie, il est indispensable de parler des différences culturelles. Selon le pays où vous allez, les perceptions ne seront pas les mêmes.
Comme le souligne Okdario, en Espagne, en Italie ou en Grèce, parler fort vous fait passer pour une personne extravertie et sociale. Dans ces pays, un fort volume est plus une norme sociale qu’une exception. Vous ne transgressez aucune catégorie, vous l’embrassez.
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En revanche, dans les pays anglo-saxons ou nordiques (comme le Royaume-Uni, la Suède ou l’Allemagne), où les interactions se déroulent souvent dans des environnements plus calmes et privés, un ton de voix bas est privilégié.
Maintenant, que nous dit la psychologie concernant les voix plus fortes que les autres ? Quelles intentions cache ce choix de communication ?
Psychologie : ce que votre voix révèle
Il est évidemment possible d’interpréter de différentes manières les raisons pour lesquelles une personne parle fort. La psychologie nous donne des clés. À nous, selon les profils, de trouver les explications les plus logiques.
Une voix qui porte loin peut refléter des émotions intenses (joie, colère, excitation). À titre d’exemple, lors d’une dispute, il n’est pas rare de hausser le ton pour se faire entendre. Cela permet aussi d’envoyer une information claire à son interlocuteur. La voix vient matérialiser un sentiment fort.
De même, parler fort est une réponse, dans certains cas, au stress ou à l’anxiété. La psychologie nous explique effectivement que la tension musculaire peut affecter la respiration et la phonation. La voix est ainsi plus forte.
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La psychologie n’oublie pas un paradoxe qui peut surprendre. En effet, certaines personnes parlent fort pour compenser une timidité sous-jacente ou pour se démarquer dans un environnement bruyant. Cela peut également refléter une volonté inconsciente d’être entendue ou remarquée.
Moduler sa voix pour mieux communiquer
La manière dont nous utilisons notre voix transmet des messages sur notre personnalité et notre relation avec les autres. Il faut savoir bien adapter son ton selon les interactions que nous avons. Sinon, nous laissons notre psychologie et notre état mental affecter une conversation. Or, nous ne voulons pas toujours que cela arrive.
De ce fait, il faut adapter le ton au contexte et faire attention aux réactions des autres. Captez le possible mal-être de vos interlocuteurs quant au ton que vous employez.
Entraînez-vous à ajuster votre voix selon vos intentions communicatives. Un ton doux et susurrant favorise le rapprochement, tandis qu’un ton froid et tranchant impose des distances.
À la maison, entraînez-vous pour mieux gérer vos émotions. Apprenez à identifier les moments où vos émotions influencent votre volume vocal (colère, stress) et travaillez sur votre respiration pour retrouver le contrôle.